Clarté, Courage, Créativité dans la Drôme

Une gauche conquérante pour redonner un espoir à la France
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drome | 3 novembre 2008

6 bonnes raisons d’aller voter pour la motion A dont Bertrand Delanoë est le premier signataire le 6 novembre

1 - La motion A est celle de la cohérence et de la clarté sur tous les grands choix à opérer dans ce congrès : l’orientation : le réformisme assumé, européen et écologiste, au service du progrès social et d’un nouveau modèle de développement durable ; la stratégie : celle du rassemblement à gauche, sans ambiguïté ; la conception du parti : un parti de militants ; l’animateur : avec la candidature clairement annoncée devant les militants de Bertrand Delanoë comme premier secrétaire du Parti socialiste.
2 - La motion A propose un programme de travail concret et complet pour remettre le parti en marche dès le lendemain du congrès et réussir les trois années 2008-2011, décisives pour préparer la victoire de la gauche en 2012, avec des conventions thématiques sur tous les grands sujets de notre futur projet, qui seront conclues par le vote des militants.

3 - La motion A est celle du respect du vote des militants et la seule qui le garantit car ses signataires ne jouent pas - et n’ont pas joué -  avec les règles démocratiques du Parti socialiste.  

4 - Seul un vote départageant clairement les motions garantira que ce congrès sera celui du choix des militants et du respect de leur souveraineté et non pas celui des arrangements concoctés la nuit par quelques personnes à Reims, dans une commission. Seule une mobilisation importante pour la motion A dès le vote du 6 novembre donnera à nos orientations et à nos propositions de travail une légitimité incontestable. C’est bien une orientation qu’il s’agit de choisir, pas une combinaison.


5 - Plus forte sera la majorité issue du vote, plus simple et plus cohérent sera le rassemblement de tous les socialistes pour mettre en œuvre l’orientation choisie par les militants
. La motion A est la seule qui peut structurer l’indispensable rassemblement des socialistes dès le lendemain du congrès.
 
6 - Seule la motion A, parmi les motions à vocation majoritaire, respecte vraiment et concrètement les militants, en leur indiquant dès aujourd’hui qui est le chef d’équipe qu’elle propose pour animer notre parti. Dans une démarche de transparence et de clarté, notre premier signataire, Bertrand Delanoë, a fait acte de candidature pour être le premier des militants, si ceux-ci le décident. Nous souhaitons qu’il soit le prochain Premier secrétaire du Parti socialiste parce qu’il est préparé à le diriger, parce qu’il porte une orientation cohérente, parce qu’il dispose de la crédibilité nécessaire pour le représenter, parce que c’est un militant expérimenté qui sait faire vivre le pluralisme, rassembler la gauche et la faire gagner, qui aime le travail collectif et le débat et qui a l’autorité nécessaire pour faire respecter les décisions des militants.

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drome | 28 octobre 2008

Pour un nouveau contrat social européen (tribune)

Par Bertrand Delanoë (tribune parue dans la rubrique “Rebonds” de Libération, édition du 27 octobre 2008).

 

Déjà, face à la crise, de nombreux pays ont su remettre profondément en cause leur doctrine économique : c’est notamment le cas de la Grande Bretagne quand elle procède à des nationalisations partielles, là où l’Etat français renonce à  entrer au Conseil d’administration des banques qu’il soutient, se privant ainsi de peser sur l’affectation précise de plus de dix milliards d’euros. L’heure exige pourtant réactivité et capacité de contrôle de la puissance publique, comme le confirment les sombres prévisions de croissance du FMI pour l’année prochaine (+ 0,2% seulement en France, comme pour la zone euro). Or, le budget 2009 de l’Etat traduit jusqu’à la caricature une impasse économique et sociale qui a déjà considérablement affaibli notre pays, avant même que ne se manifestent les premiers signaux de la crise financière mondiale. Inadapté aux enjeux, il sacrifie des secteurs aussi décisifs que l’Emploi ou le Logement, capitule en matière d’Education, étrangle les collectivités territoriales et repousse au 1er avril la revalorisation des prestations famille et vieillesse, d’habitude effective le 1er janvier.

Plutôt que de petits rafistolages, c’est à une véritable recomposition de ce budget qu’il faut procéder. Le pouvoir a tort de s’y refuser. D’évidence, il faut mettre un terme à l’absurdité du Paquet fiscal, à l’injustice du bouclier fiscal, taxer les stocks-options et remettre à plat le dispositif des niches fiscales. Il faut aussi refuser le creusement aveugle des déficits publics, spécialité de ce gouvernement, qui discréditent la parole de la France auprès de nos partenaires européens et pèseront sur des générations de contribuables. Les vraies priorités : privilégier l’investissement stratégique dans l’Innovation et la Recherche, soutenir le logement social, défendre le pouvoir d’achat et promouvoir le dialogue social, à l’aube d’une période forcément tendue. Nous proposons par exemple que toute exonération de charge sociale soit désormais conditionnée par l’aboutissement de négociations sur les salaires et l’emploi.

Autre confirmation de la crise : la France a besoin d’Europe. Et aujourd’hui, opportunité inédite, des gouvernements historiquement rétifs à toute perspective de régulation concertée s’en font les avocats. Mais il nous faut aller plus loin. Dans cette perspective, il serait pertinent de financer un plan de relance par un emprunt européen de 100 milliards d’euros orienté vers des infrastructures non importables de Chine ou d’Inde et dédiées en particulier à la croissance écologique.

Il faudra aussi donner un débouché politique à cette crise lors du scrutin européen du printemps prochain. Chaque électeur pourra exprimer sa volonté de voir enfin l’Europe dotée de cette gouvernance économique dont la gauche française a toujours fait un objectif central. Et parce que le renoncement à moraliser le système financier signerait la victoire du capitalisme le plus cynique, l’Europe devra modifier ses règles prudentielles, désigner un régulateur européen et agir au plan international pour un contrôle public des agences de notation, la réglementation des fonds spéculatifs et la suppression des paradis fiscaux. Jamais, en fait, les thèses sociales-démocrates n’ont été à ce point validées par les faits. Depuis l’origine, la social démocratie pose la régulation du marché et l’intervention de l’Etat comme des postulats majeurs. En les méprisant, le capitalisme mondialisé a failli. Qu’il me soit permis de rappeler ici les propos de Joseph Stiglitz*, déjà cités dans mon précédent ouvrage, « La vie, passionnément » paru… en 2004 : « La situation actuelle me rappelle celle d’il y a soixante dix ans. Quand le monde a sombré dans la grande crise, les partisans du libre marché ont dit : ne vous inquiétez pas, les marchés s’autorégulent. Laissons-leur le temps et la prospérité reviendra ».

Plutôt que de prôner le retour au protectionnisme ou la trahison de nos engagements européens, la gauche doit donc au contraire se fixer pour objectif de doter l’Europe d’un nouveau contrat social, alliant mode de développement durable et nouvelles garanties pour les travailleurs, et intégrant un système financier transparent et coordonné, remis au service de l’économie réelle. Sans filet de sécurité, sans repères, sans exigence éthique, sans compromis social, bref, sans une puissance publique prévoyante et efficace, la période qui s’ouvre sera socialement terrible pour les plus fragiles comme pour les classes moyennes. Entre le repli frileux qui réveille toujours les nationalismes et l’hégémonie d’un marché aveugle, il y a place pour un modèle social-démocrate à l’échelle européenne, que la gauche a le devoir d’affirmer, sans ambiguïté.

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drome |

Communiqué de B. Delanoë suite aux annonces de N. Sarkozy sur l’emploi

Nicolas Sarkozy a annoncé des mesures de soutien à l’emploi à l’occasion d’un déplacement dans les Ardennes. Réaction de Bertrand Delanoë.

Les annonces du Chef de l’Etat relatives au soutien à l’emploi m’inspirent les remarques suivantes :

- La relance des contrats aidés illustre la démarche incohérente de ce gouvernement. En effet, le budget de l’Etat pour 2009 avait programmé une baisse de 25% de ces contrats par rapport à ceux réalisés en 2008.
- De même, alors que 45 000 emplois avait été annoncé dans le cadre du « Plan banlieue » du gouvernement, ils semblent avoir disparu du dispositif gouvernemental, tel qu’évoqué aujourd’hui.
- En outre, le président de la République a dessiné une inquiétante dérégulation du droit du travail en mentionnant  un « assouplissement » des contrats à durée déterminée (CDD), ce qui signifie davantage de précarité, notamment pour les jeunes salariés. 

Comme d’habitude, le plan de financement détaillé de ces annonces demeure introuvable, sinon par un creusement de nos déficits, là où l’annulation du Paquet fiscal, la remise à plat des niches fiscales et la taxation des stocks options dégageraient des marges nouvelles.

Seule, une politique de fond en faveur de l’emploi pourra donner à notre pays les atouts indispensables face aux effets économiques et sociaux de la crise.
Cela implique notamment :

- d’investir massivement dans l’Innovation, la Recherche et les secteurs de la croissance écologique (bâtiments, transports propres, nouvelles énergies) ; cette action devrait même se concevoir à l’échelle européenne par un emprunt de 100 milliards d’euros concentré sur ces secteurs stratégiques ;

- d’apporter un soutien ciblé aux PME, en particulier par une présence de l’Etat dans les conseils d’administration des banques qu’il finance, afin de s’assurer de l’affectation pertinente des 10 milliards d’euros dont elles bénéficient ;

- de relancer le dialogue social, grand absent de l’actuelle politique gouvernementale, à l’heure où la désespérance sociale et la hausse prévisible du chômage exigeraient, au contraire, d’associer étroitement les représentants des salariés à la gestion de cette crise. 

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Lettre de Bertrand DELANOE

drome | 24 octobre 2008

Vous trouverez (en cliquant sur le lien) une lettre de Bertrand DELANOE adressée à l’ensemble des militants en vue du vote du 6 novembre.

lettre_bd

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Clarté, courage, créativité : une gauche conquérante pour redonner espoir aux Français par Frédéric BISE

drome | 20 octobre 2008

Quels sont les enjeux de se Congrès ?

-         choisir une ligne politique réaliste et en phase avec notre déclaration de principes voté à l’unanimité du bureau national en juin dernier.

-         désigner le chef de Parti le plus à même de remettre, d’ici 2011 (date du prochain Congrès),le Parti en ordre de marche et d’animer une opposition crédible afin de préparer l’alternance de 2012, avec une équipe rassemblée, rajeunie et resserrée autour de lui.

 

En introduction quelques mots sur le contexte international sont nécessaires pour souligner l’effondrement non pas du système mais de la partie « pourrie » du système capitaliste et d’économie de marché, à savoir le capitalisme financier, la dérégulation, la spéculation, l’endettement sans limite.

 

On ne doit pas après Sarkozy jouer la corde émotionnelle et faire 3 pas en arrière en jetant le bébé avec l’eau du bain.

Les crises alimentaire, énergétique, écologique, sociale et financière qui secouent le monde ne sont que les preuves indubitables que les sociétés ne peuvent être abandonnées aux tenants de l’autorégulation et de l’ultra libéralisme incarnés par les droites libérales : toujours plus de libertés dans l’économique et le social, toujours moins pour l’individu.

 

Cette crise met en exergue l’urgence d’une gouvernance et d’une régulation internationale des marchés financiers et des acteurs qui les dominent.

Recentrer les banques sur leurs métiers, assurer la transparence des acteurs bancaires et des outils financiers, supprimer les paradis fiscaux et les secrets bancaires, telles sont les actions à mener à moyen terme.

 

Dans la dernière ligne droite avant le Congrès, notre manière de réagir dans cette crise est cruciale pour retrouver notre crédibilité et redorer notre blason.

 

Nos orientations sont claires : réformistes, européennes et écologistes

 

C’est la créativité de nos propositions pour proposer un nouveau modèle de développement qui feront la différence demain.

Des conventions nationales du Parti trancheront avec courage les questions cruciales mais nous serons audibles si nous montrons que nous sommes en phase avec le réel et les aspirations des citoyens, si nous sommes de nouveau capables de faire éclore de notre Parti un projet ambitieux et collectif ou le « mieux être » et l’émancipation de l’individu paraîtront accessibles aux plus grand nombre.

 

L’enjeu est dans la réforme de l’état facilitateur, outil de transformation au service des publics mais aussi des entreprises et des territoires. Un Etat omniprésent dans les domaines clés tels que la santé, l’éducation, la sécurité, la défense …..et complémentaire avec les collectivités dans les autres secteurs. Un Etat  régulateur mais qui incite l’investissement productif, la recherche, l’Economie Sociale et Solidaire, le progrès technique. Un Etat qui encourage la prise de risque et l’initiative, qui autorise les fonds privés dans l’enseignement supérieur tout en veillant à l’égale qualité dans tous les établissements.

Nous ne souhaitons pas un retour de l’étatisme suggéré à demi mots dans certaines motions, au moment ou la tentation du «  plus à gauche » sera grande dans ce congrès à cause de l’actualité, nous devons garder le cap et éclairer la route pour atteindre nos objectifs.

 

Même chose pour l’Europe, elle est pour nous le véritable levier de régulation dans la mondialisation. Les crises de cette ampleur peuvent déboucher sur des protectionnismes qui eux mêmes sont les premières étapes des nationalismes dont on connaît l’aboutissement. C’est après la guerre que la communauté internationale à fait le choix du commerce international et l’Europe de construire une union politique. La encore nous sommes hostiles au protectionnisme contrairement à d’autres motions.

 

La mise en place de l’Euro et la politique de change de la BCE ont limité les dérives spéculatives et l’emprise de la finance sur l’économie réelle. Nous devons poursuivre la construction européenne en profitant de cette crise pour mettre en place des règles communes telles qu ‘énoncées plus haut.

 

L’orientation écologiste est transversale à l’ensemble des mesures, économiques, fiscales, territoriales, sociétales que nous serons capables d’imaginer pour accompagner les mutations profondes que le monde traverse et permettre l’avènement d’une société responsable, durable et solidaire.

 

La force de notre motion c’est la cohérence de nos choix, de nos actes passés et présents.

Nous revendiquons l’histoire et l’action de notre Parti sans masquer ses carences et ses insuffisances.

Nous souhaitons définir notre identité puis s’ouvrir à toute la gauche, mais nous refusons les alliances de compromissions prônées par des motions.

Nous sommes clairs sur notre choix d’une sociale démocratie rénovée, un socialisme du XXI siècle assumé, rassemblés autour  d’un homme qui à fait ses preuves pour mener à bien un projet ambitieux qui à changé la vie des Parisiens.

 

Nous lui faisons confiance pour remettre en marche et faire travailler le Parti avec l’aide des forces vives de la gauche réformistes, syndicalistes, think thank, clubs, associations, intellectuels….

Nous refusons le parti de supporters et l’avènement de la politique spectacle à « l’américaine ».

Nous revendiquons la force du collectif et assumons sans faille ses choix pour servir l’intérêt de notre pays et continuer la mise en œuvre du progrès social mis à mal par les conservateurs et les libéraux.

 

Le courage et la sincérité sont des valeurs sûres par les temps qui courent, Bertrand Delanoë les incarne et il en aura grand besoin pour faire le job et préparer avec d’autres le nouvel age du socialisme en France.

Avec un regard tourné vers nos amis socialiste et sociaux démocrates européens que nous avons trop longtemps snobés, le Congrès de Reims peut être le détonateur d’une gauche réformiste conquérante, dans les pas, nous l’espérons d’un Barack Obama victorieux.

 

Pour atteindre ces objectifs une large victoire de la motion A est indispensable le 6 novembre, elle nous permettra de poursuivre le rassemblement pour une majorité à la direction du parti dans le respect des maîtres mots qui guident notre engagement : la cohérence politique.

 

Frédéric BISE

Trésorier Fédéral

Conseiller Municpal

 

 

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Quelques photos de Bertrand DELANOE à Valence

drome | 16 octobre 2008




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Les points saillants de notre motion, illustrant son appellation : “clarté courage créativité”

drome | 15 octobre 2008

I – Nous devons mettre en évidence quelques points qui caractérisent d’abord la démarche de cette motion et son débat :

·        Il n’y a que deux motions, la nôtre et celle conduite par Benoît Hamon qui lient clairement une orientation politique et une candidature à la responsabilité de Premier secrétaire. C’est un devoir de clarté. C’est respecter les militants Et, c’est retrouver l’esprit des congrès du Parti.

·        Il y a une évidente nécessité à ce que désormais le Parti socialiste ait un Premier secrétaire qui puisse incarner l’opposition avec force. C’est une condition clef pour préparer avec une chance de succès, l’échéance de 2012. La désignation de notre candidat se fera alors dans les règles fixées par les militants eux-mêmes dans une Convention nationale, sur la nature d’une « primaire » éventuelle, fermée ou ouverte. Ce n’est pas aujourd’hui le sujet. L’urgence est de donner une crédibilité nationale à notre Parti.

·        « remettre le Parti socialiste au travail », « changer profondément le Parti », etc… sont des thèmes largement utilisés dans le débat des motions. Notre motion établit là aussi avec clarté ce que sont les conditions d’un nouvel essor du Parti socialiste sans démagogie.

·        Les militants ont beaucoup travaillé à tous les niveaux, les commissions ont produit beaucoup d’analyses et fait de multiples propositions. Ce qui a manqué, c’est la capacité à faire des choix, à hiérarchiser les propositions, à tracer un dessein éclairant l’avenir. Et cela parce que, pour l’essentiel, les différents leaders se son impuissantés les uns les autres, après la crise européenne de 2005 et la rupture de l’unité du Parti. Il y a donc de la démagogie, pour celles et ceux qui ont d’ailleurs exercé d’importantes responsabilités dans les instances nationales (parfois depuis le début des années 1990 !) à parler de remettre le Parti au travail……

 

Aujourd’hui, nous disons clairement ce qu’il faut faire et notre motion le dit fortement :

 

·        Cela suppose d’avoir un Premier secrétaire et une direction qui associent tout le Parti dans un travail commun, qui ouvrent largement la réflexion et les concertations, qui sachent ensuite faire respecter les décisions prises.

·        Cela demande d’avoir un plan de travail précis. Comme le marque notre motion : des conventions thématiques (7) sur des points clefs de notre projet, où du neuf doit être pensé, où des arbitrages doivent être rendus ; un travail d’animation à tous les niveaux (formation, débats, information) ;

·        Cela demande des instances nationales où la présence demande engagement, des équipes renouvelées, rajeunies, paritaires, diversifiées.

·        Il faut dire des choses simples et claires sur les alliances. Les textes des motions se rapprochent et lèvent ainsi des ambiguïtés fortes dans les déclarations jusqu’à aujourd’hui. Notre position tient en une phrase : d’abord rassembler la gauche telle qu’elle s’est constituée dans les alliances politiques depuis 1997, ensuite s’ouvrir à celles et ceux qui se déclarent prêts à travailler avec la gauche. Rappelons que lorsque le Parti socialiste a été dans l’opposition, avant 1981 et 1997 (1988 étant une conjoncture particulière avec François Mitterrand président), il n’a regroupé autour de lui et gagné que parce qu’il était fort et doté d’un projet solide.

 

II – Nous devons mettre en évidence quelques points qui caractérisent l’apport novateur de nos propositions.

 

Une idée reçue est que toutes les principales motions se ressemblent. Il y a évidemment un fonds commun - dans la mesure même où nous avons largement adopté, il a quelques mois, une nouvelle Déclaration de principes. Mais les priorités et les mouvements d’ensemble présentent des différences notables. À partir des éléments de notre motion, nous pouvons mettre l’accent sur quelques thèmes qui caractérisent le sens de nos propositions. Dans un moment marqué par la grave crise du capitalisme financier, avec toutes ses conséquences, nous défendons évidemment le rôle de la puissance publique pour imposer les régulations nécessaires, nous défendons les droits sociaux et proposons des mesures précises pour le pouvoir d’achat, la protection sociale, les garanties collectives. Nous ne sommes pas les seuls. Et c’est tant mieux. Mais, nous proposons, en même temps, des évolutions majeures et des thèmes forts.

 

1)- Nous proposons de faire évoluer la pensée socialiste sur quatre points majeurs :

·        faire d’abord de la définition d’un nouveau modèle développement liant étroitement développement durable, croissance économique, solidarité sociale, notre tâche programmatique prioritaire majeure de l’après congrès. Cela constitue le cœur de notre projet de société.

·        face à la réalité de la compétition mondiale, l’offre doit être privilégié dans les programmes socialistes autant que la demande. La compétitivité de l’économie française doit être tirée par l’innovation et la qualification des salariés (voir nos propositions pour la recherche, l’innovation, la politique industrielle…).

·        la notion d’ »État social prévoyant » n’est pas rhétorique, elle demande une réorientation d’une part de nos politiques sociales pour privilégier la prévention, l’intervention en amont des problèmes (dans l’éducation, dans la santé, la famille, dans la politique de la ville).

·        nous devons passer de l’urgence à la durée pour inscrire nos mesures en prenant pleinement en compte les générations qui viennent.

 

Ces mutations idéologiques sont des avancées et non des régressions. Ce sont les conditions pour reformuler notre conception du progrès qui doit être relégitimé dans ses dimensions humaines, techniques, sociales.

 

2)- Notre motion propose ensuite, aux socialistes de mener trois grandes batailles idéologiques importantes dans l’opinion.

 

·        la première pour la défense et la promotion des libertés, des droits, d’une politique de l’immigration digne. Nous concédons trop à la droite – notamment dans les campagnes électorales, sur le terrain, ce qui nous place en position défensive.

·        la seconde pour la défense et l’approfondissement de la décentralisation. Nous prenons nettement parti pour un État décentralisé, qui tire parti des initiatives des collectivités locales. La droite a dévoyé l’esprit de la décentralisation. Nous devons non seulement la remettre sur les rails, mais aller plus loin.

·        la troisième bataille porte sur l’Union Européenne. Son cours libéral mérite des critiques. Mais c’est une grave erreur politique de l’affaiblir, une erreur tout aussi importante de parler de la « faillite » des autres partis sociaux-démocrates et travaillistes. Car le renouveau, et une nouvelle marche en avant ne viendront que des efforts et des perspectives communes, que nos partis seront capables de porter. Il faut être sans concession sur notre projet européen. Il faut mener la bataille dans l’opinion pour un projet que les crises actuelles rendent plus urgent que jamais.

 

3)- Notre motion, enfin, donne toute sa portée politique à la question du Parti.

 

Souvent, dans nos congrès, les problèmes du Parti sont évoqués de manière routinière. Aujourd’hui, ils sont décisifs. L’affaiblissement du Parti socialiste, s’il devait continuer, détruirait un outil majeur pour la mise en œuvre de notre projet. Nous prenons nettement position pour le respect des décisions collectives, après les délibérations militantes et les votes, contre le contournement du Parti et de ses instances, par des structures parallèles. Notre motion contient tous les éléments pour donner toute sa force et un nouveau rayonnement au Parti socialiste (tout particulièrement un programme de travail précis), avec des conventions nationales à même de nous permettre d’avoir un projet solide et convaincant pour 2012).

La condition de mise en œuvre de toutes ces propositions est que le vote des militants permette de dégager une majorité, claire, donc cohérente, unie, capable de soutenir un Premier secrétaire et une direction décidés à agir.

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Tirer toutes les conséquences de la crise

drome |

Alain Bergounioux, Harlem Désir, Élisabeth Guigou, Pierre Moscovici et Michel Sapin ont co-écrit un texte sur la crise financière mondiale à paraître dans un prochain hebdo des socialistes.

 

La crise du capitalisme financier crée des responsabilités majeures pour les socialistes dans le présent et dans l’avenir.

Nous disons clairement dès l’introduction de notre motion : « le capitalisme, à l’échelle mondiale découvre à ses dépens ses propres tares. Notre modèle de développement est à repenser en profondeur ». La situation actuelle vérifie ce diagnostic.

Mais il faut aller au-delà des mesures d’urgence prises par les gouvernements européens, car la crise révèle les déséquilibres globaux d’un système dominé par la financiarisation et la recherche du profit immédiat au détriment de l’économie et de la société. Nous devons revenir sur les dérégulations qui ont permis au capitalisme financier de dicter sa loi. Le socialisme que nous défendons est particulièrement apte à proposer un autre modèle économique, qui impose aux marchés un encadrement, des régulations, de la redistribution et des normes sociales et écologiques.

 

Dans notre motion nous traitons de toutes les dimensions de la crise.

Le plan européen est techniquement adapté pour l’urgence : la garantie des prêts interbancaires, la recapitalisation des banques, y compris sous forme de nationalisation, la définition des normes européennes différentes des normes américaines… Mais il y a des manques très importants. Notre motion dresse un tableau complet d’objectifs qui doivent être au cœur d’une gauche, politique et syndicale, efficace : « réforme des agences de notation … régime de responsabilité pour les acteurs du système financier, modifications des normes comptables des entreprises, contrôle et réglementation accrues des fonds spéculatifs, lutte contre les paradis fiscaux ». La crise met en lumière la nécessité de ces réformes structurelles.

Mais, c’est aussi sur l’économie réelle qu’il faut agir. La droite a déjà considérablement affaibli notre pays avant même les manifestations de la crise mondiale. La vraie priorité est d’investir dans l’innovation, l’éducation et la recherche, de favoriser de grands projets industriels et d’infrastructure en France et en Europe. C’est la clé pour la croissance, l’emploi et le pouvoir d’achat. Notre motion contient des propositions précises : pour les énergies nouvelles, les voitures propres, les biotechnologies, pour soutenir le logement social, pour rééquilibrer la négociation sociale en faveur des salariés. Nous proposons d’annuler le paquet fiscal et la plupart des niches fiscales pour redonner des marges à l’action publique.

Entre les improvisations largement hypocrites des droites européennes, et un repli sur des visions et des mesures anciennes qui amèneraient une fragmentation de l’Europe et un affaiblissement des pays membres, nous avons la conviction qu’il y a place pour un modèle socialiste partagé largement, une puissance publique efficace, un État social prévoyant, une Union européenne protectrice et influente.

 

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Faisons vivre notre motion au coeur de l’actualité

drome | 13 octobre 2008

La crise majeure qui frappe le capitalisme financier conduit certains camarades à demander la suspension de notre congrès sous prétexte que toutes les motions soumises au débat seraient “à côté de la plaque “. La réponse de Francis Chouat, 1er vice-président du Conseil Général de l’Essonne.

 

Le débat est à peine engagé pour le congrès que, selon certains camarades, il faudrait déjà ouvrir ” un débat dans le débat “. La crise majeure qui frappe le capitalisme financier – et qui va, malheureusement, propager son onde de choc sur la vie de nos concitoyens et de notre économie – devrait-elle amener les socialistes à suspendre leur congrès, comme je le lis ici ou là, sous prétexte que toutes les motions soumises au débat des socialistes sont “à côté de la plaque ” ?

 

Je suis intimement persuadé que c’est précisément l’inverse qu’il faut faire.

 

D’abord parce que la gravité de la situation rend d’autant plus urgent le besoin que nous réussissions un congrès de vérité, de clarté, de courage, de créativité, de crédibilité et de cohérence. Ce besoin, nous l’avons exprimé depuis le premier jour du processus du congrès. Nous sommes au pied du mur. Ne nous dérobons pas ! On ne peut pas regretter que le Parti socialiste soit insuffisamment audible et prôner d’attendre ” que la situation soit plus claire “.

 

Ensuite parce que, pour notre part, nous avons construit notre motion en pensant d’abord aux Français, au pays, à l’Europe et à la nécessité que les militants choisissent en toute liberté une orientation, une stratégie à gauche, un fonctionnement du parti, une majorité claire, une direction et un premier secrétaire, non pas en fonction de combinaisons et d’arrangements internes, mais au regard de nos responsabilités, aujourd’hui dans l’opposition et demain aux affaires du pays.

 

Et notre état d’esprit dans le débat dont tous les socialistes doivent se saisir n’est pas, comme l’a exprimé notre ami François Lamy au nom de la motion de Martine Aubry, Laurent Fabius, Jack Lang et Jean-Christophe Cambadélis, de ” creuser les différences ” entre les motions, au risque de caricaturer et de travestir le point de vue des autres, comme cela vient d’être malheureusement fait. C’est de rassembler le plus grand nombre, de créer les convergences sur le fond, loin des surenchères, pour que, dès l’issue du congrès, le Parti socialiste soit plus fort parce que plus clair et plus uni, qu’il soit en mesure de faire contre-poids à la droite, de défendre nos concitoyens et de travailler à l’alternative pour 2012.

 

Oui, travailler !

Nous avons clairement indiqué dans notre motion que les trois années et demi qui nous sépareront de 2012 après Reims ne seront pas ” de trop pour confronter nos choix au réel, pour mobiliser la gauche et les forces sociales, pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche ” ( page 24 du cahier des motions). C’est bien pourquoi, d’ailleurs, notre motion est la seule à avoir proposé un vrai programme de travail ambitieux, comprenant en particulier des conventions thématiques décentralisées et tranchées par le vote militant, dont l’une des toutes premières portera sur ” un nouveau modèle de développement pour une croissance durable, forte et solidaire ” (page 26 du cahier des motions).

 

Bien sûr, la violence et l’accélération de la crise font que nous ne pouvons pas attendre la fin du congrès pour réfléchir et proposer. Bertrand Delanoë et bien d’autres signataires de la motion se sont déjà exprimés. La direction du Parti, sous l’impulsion de François Hollande et de Michel Sapin a élaboré des propositions immédiates et de plus longue portée pour contrer la crise. Ce travail doit s’amplifier, au cœur de la préparation de notre congrès. Il montre d’ailleurs la pertinence et l’actualité de l’idéal social-démocrate.

Serions-nous donc sans boussole, sans cap, démunis, ” à côté de la plaque “, pendant que d’autres socialistes auraient tout compris, tout anticipé et auraient les solutions simples et pratiques, généralement protectionnistes, inflationnistes et bien peu européennes ?

 

Si l’on veut un débat sincère, il suffit de relire attentivement la motion A, à l’aune du choc que nous vivons, pour mesurer que, sans apporter toutes les réponses concrètes, son orientation fondamentale, ses propositions innovantes et courageuses sont profondément adaptées à la situation.

Une situation – devons-nous vraiment le rappeler aux camarades qui préconisent d’attendre tant c’est évident ? – qui ne se résume pas, loin s’en faut, à la seule crise financière mais qui est d’abord pour les Français le résultat de la politique de la droite depuis 2002, qui n’a rien à voir avec la crise internationale et que Sarkozy veut accélérer en tirant prétexte de cette crise face à laquelle il a rendu la France très vulnérable.

J’invite donc chacune et chacun à un petit effort de lecture actualisée… Et pour faciliter le travail, je livre quelques exemples.

 

A côté de la plaque notre motion ?

Dès son introduction elle situe l’enjeu ainsi : ” Il nous faut prendre la juste mesure du monde dans lequel nous vivons. La crise financière l’atteste avec assez de force : le capitalisme, à l’échelle mondiale, découvre à ses dépens ses propres tares. Notre modèle de développement est à repenser en profondeur. Même les administrations ou les gouvernements les moins enclins à imposer des limites aux excès du capitalisme l’ont compris :l’économie a besoin de régulations. Qui peut, mieux que les socialistes, les inventer et les porter ? La résurgence de certains nationalismes agressifs et la persistance du danger terroriste rendent ce monde plus dangereux et appellent l’instauration d’un nouvel ordre international. Et la préservation de notre environnement désigne de plus en plus une équation vitale. ” (page 11)

 

Décalée ?

Voilà ce qu’elle affirme sur la nécessité de bâtir ” un nouveau modèle de développement conciliant écologie, croissance et justice sociale ” (page 13) :

” Misant sur la dérégulation libérale des marchés, y compris celui du travail, elle a entraîné notre pays dans la spirale du moins-disant social et du recul des droits des salariés. Il faut en finir avec ces politiques aussi inefficaces que destructrices de la cohésion sociale. Nous voulons que le Parti socialiste soit l’instrument de l’invention d’un nouveau modèle de développement fondé sur une efficacité nouvelle au service de la justice sociale et de la préservation de notre environnement. “

 

Libre-échangiste ?

Allons à la page 14 :

” Notre pays a donc le devoir d’investir massivement dans le capital humain. La nécessaire mutation de l’économie française doit s’articuler autour de l’innovation et de la recherche, mais aussi d’une amélioration sensible du niveau de formation de la population “. Puis : ” Favoriser les grands projets industriels. Ils sont totalement absents des politiques de droite. Comme elle a su le faire dans le passé, la puissance publique doit aider à la mise en oeuvre, en partenariat avec le secteur privé, de grands projets industriels porteurs d’avenir “. Et encore : ” Nous proposons également la création d’un Fonds d’Etat adossé à la Caisse des Dépôts, qui aurait vocation à soutenir les PME innovantes mais aussi, de façon plus large, à intervenir en tant qu’instrument d’une politique industrielle. “

Poursuivons, page 15 : ” Conditionner les aides aux entreprises, et particulièrement les exonérations de charges, à l’engagement et à l’aboutissement de négociations salariales. Nous proposons en outre la réduction de ces avantages pour les entreprises et les branches professionnelles dont les salaires minimums conventionnels restent inférieurs au SMIC. De même, nous prônons une action énergique sur les hautes rémunérations, avec en particulier, la limitation stricte des ” parachutes dorés “. Et encore : ” La gauche doit s’assigner pour tâche de bâtir un État social prévoyant, dynamique et anticipateur, qui s’appuie sur les partenaires sociaux pour créer les conditions d’une société de travail pour tous. Bâtir cet État prévoyant constitue bien une frontière décisive entre la gauche et la droite. Car il faut réformer l’État non pour l’affaiblir mais pour le rendre plus efficace. “

 

Ajoutons que la motion A est la plus claire sur la question fiscale. Extraits : ” quand l’accroissement de la charge de la dette absorbe plus de la moitié des recettes fiscales nouvelles, quand notre déficit continue de se creuser (2,7% en 2007, 2,9% prévu cette année, 3% en 2009), reportant sur les générations futures le financement d’une part croissante de nos dépenses courantes, chacun peut comprendre que la puissance publique rencontre des difficultés pour assumer ses missions.(…) L’outil fiscal devra être utilisé pour favoriser une relance puissante de l’investissement productif.(…) De façon générale, la fiscalité des revenus et du capital devra être revue pour favoriser l’initiative au détriment de la rente. (…)Il faudra rééquilibrer la taxation du capital et du travail en faisant porter la taxation du capital non seulement sur les revenus annuels mais aussi, une fois par génération, sur le patrimoine pris dans son ensemble dans le cadre de droits de successions progressifs. Le plafonnement voire la suppression des avantages liés aux niches fiscales qui représentent actuellement 73 milliards d’euros (contre 50 en 2003) devra également être recherché. “(pages 17 et 18)

Et nous allons plus loin encore, page 18 : ” pour relancer le pouvoir d’achat, notamment des plus démunis, et en fonction des marges de manÅ“uvres budgétaires, nous devrons envisager la baisse de la TVA sur de plus nombreux produits de première nécessité. La France vivant à crédit depuis des décennies, nous devrons appliquer à l’État et à la sécurité sociale le même principe de bonne gestion qui prévaut déjà pour les collectivités locales : l’emprunt ne doit servir qu’à financer les investissements. Et précisément notre pays souffre d’un grave déficit d’investissements. “

Enfin, pour ne pas être trop long, regardons attentivement la partie de la motion consacrée à l’Europe. Ce sont les pages 22 et 23 du cahier. Voici quelques extraits significatifs : ” Nous avons besoin avec la gauche européenne, d’une Europe forte. Or, notre Europe est en crise. Cette crise est grave parce qu’elle provient d’un écart grandissant entre les citoyens et l’Union européenne.(…) Certes, l’Euro amortit le contrecoup des crises internationales : hausse du prix du pétrole, crises monétaires. Il nous évite des dévaluations, donc une dévalorisation du pouvoir d’achat pour les produits importés. L’Union monétaire est une protection, mais elle ne suffit pas car, contrairement à ce que prévoit le Traité d’Union Européenne, l’Union monétaire ne s’est pas accompagnée d’une Union économique.(…) Ne nous trompons donc pas de stratégie. Il ne faut pas affaiblir l’Union monétaire. Mais il faut, enfin, construire l’Union économique pour tirer vers le haut l’emploi, la croissance, la compétitivité, et dégager des marges de manoeuvre pour le progrès social.(…)

 

C’est la raison pour laquelle notre motion propose un véritable plan de travail pour les élections européennes de Juin 2009.

Extraits : ” Nous voulons que le projet socialiste européen marque la volonté de protéger les Européens des crises mondiales, de les armer pour être forts dans la mondialisation et de peser pour un nouveau mode de développement durable à l’échelle de la planète.
A cette fin, nous proposons que, lors des prochaines élections au Parlement Européen en 2009, les socialistes européens se battent autour d’un socle programmatique commun comportant des propositions de mise en Å“uvre d’instruments de régulation économique et environnementale au plan international, d’avancées significatives sur l’harmonisation fiscale et sociale de l’Union et de relance de projets concrets. “

Et parmi ces propositions :

• ” création d’un pôle de régulation mondiale des marchés financiers pour avancer, au plan européen, sur des réformes permettant de prévenir et de maîtriser les crises financières : réforme des agences de notation, obligation d’une information détaillée pour les épargnants sur les risques encourus, instauration d’un régime de responsabilité pour les acteurs du secteur financier, modification des normes comptables des entreprises, durcissement des dispositifs prudentiels des banques, contrôle et réglementation accrus des fonds spéculatifs, intensification du combat pour la transparence des actuels paradis fiscaux et contre l’argent sale qui finance tous les crimes internationaux, de la traite des êtres humains au trafic de drogue et au terrorisme “.(…),
• ” création d’un Conseil de sécurité économique, écologique et social mondial ou à défaut, extension des compétences du Conseil économique et social de l’ONU qui pourrait devenir un lieu d’harmonisation des grandes décisions en matière de régulation économique, de droit du travail et d’environnement “,(…)
• ” budget de l’Union Européenne porté à 1,5% du PIB des États membres “,(…)
• ” possibilité pour l’Union européenne d’emprunter pour financer les grandes infrastructures notamment, au-delà de l’action de la Banque européenne ” d’investissement “,(…)
• ” protection des intérêts économiques fondamentaux de l’Union en se dotant des instruments juridiques nécessaires “.

Loin d’être parfaite, notre motion, si elle est majoritairement choisie par les militants, n’en constitue pas moins un point d’appui essentiel pour notre efficacité de gauche et pour agir.

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Redonnons l’espoir !

drome | 10 octobre 2008

Aujourd’hui, la crise financière mondiale, sa contagion à l’économie réelle et la politique conservatrice menée par la droite depuis 2002 nous imposent, plus que jamais, de réussir un grand congrès de Reims. Nous le devons aux français. La démocratie a besoin d’une opposition efficace et utile. Il nous faut redonner l’espoir d’un changement possible. Ensemble, militants socialistes, nous pouvons construire un projet ambitieux et crédible pour une gauche conquérante.

 

L’heure est aux choix d’une ligne politique cohérente et d’un 1er secrétaire

, qui, demain, devra être en capacité de rassembler toutes les forces réformistes de notre grand parti et de les mettre collectivement au travail, au niveau national, fédéral et dans chaque section.

 

Réformistes

, nous revendiquons l’efficacité de gauche au service du progrès social et une Europe qui pèse dans la mondialisation. L’efficacité de gauche, c’est un modèle de développement qui génère de la richesse pour la redistribuer. Le progrès social, c’est la lutte contre les injustices sociales et la reproduction des inégalités de génération en génération, c’est la solidarité avec les générations futures et la prise en compte des défis écologiques du 21ème siècle.

 

Notre stratégie est claire : c’est celle du rassemblement à gauche. Notre stratégie est courageuse : c’est celle d’une direction cohérente et d’un 1er secrétaire qui soit une voix forte et crédible, qui fasse à nouveau travailler tous les militants socialistes et qui soit le garant du respect de leur décision collective.

 

Notre priorité doit être de retrouver notre fierté. Oui, notre parti doit être fier de lui-même. Socialistes, nous portons les valeurs du progrès. Ensemble, avec Bertrand DELANOË, redonnons courage et espoir aux militants. Redonnons courage et espoir à nos sympathisants, aux femmes et aux hommes de gauche, à tous les français qui souffrent et qui ont besoin d’un grand Parti Socialiste au travail pour préparer les conditions de la victoire de la gauche en 2012.

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